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992 - [BR]La commanderie templière de Nantes
br - Istor Attention : pas de lieux
Philippe JOSSERAND
Normalien, agrégé d’histoire et ancien membre de l’École des Hautes Études Hispaniques et Ibériques, Philippe Josserand est depuis 2000 maître de conférences à l’université de Nantes. Spécialiste internationalement reconnu de la croisade et des ordres militaires, au sujet desquels il a écrit Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique.
Attention : pas d'illustration principale
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[BR] Implantés à Nantes depuis 1128 peut-être, à la faveur du voyage d’Hugues de Payns, le fondateur de l’ordre, en Occident, et attestés en tout cas dès avant 1141, les Templiers firent de leur établissement urbain le plus important du duché de Bretagne et l’un des principaux de la province d’Aquitaine. Située dans le Bourg-Main ou faubourg Saint-Nicolas, la commanderie a été intégrée à la cité quand le duc Pierre de Dreux, en 1222, développa l’enceinte urbaine sur la rive droite de l’Erdre. Les frères reçurent alors, pour prix de l’empiètement qu’ils consentirent, le droit d’appuyer leurs édifices au rempart, et on apprend que leur établissement, à l’intérieur d’un enclos, renfermait un logis et un cimetière, sans doute déjà associés à une chapelle. Vouée à sainte Catherine, celle-ci est explicitement attestée en 1277 dans un acte évoquant l’existence d’un cellier neuf et de travaux de rénovation en cours pour le logis. Ses vestiges ont été mis au jour lors de l’ouverture de la rue Charles-X, l’actuelle rue d’Orléans, en 1825 : enterrés sur la presque totalité de leur hauteur, du fait de l’exhaussement continu de la ville, ils consistaient en un espace rectangulaire, de onze mètres cinquante de long pour sept mètres de large, formé de deux travées voûtées d’arêtes et isolées par un arc-doubleau. Plusieurs maisons dépendaient de la commanderie dans le pays nantais, comme Faugaret en Assérac, Maupertuis, aujourd’hui Le Temple-de-Bretagne, et La Grée, près d’Ancenis. En 1312, à la suite du procès du Temple, lors duquel le commandeur de Nantes a protesté de son innocence, l’ordre fut dissous et ses biens dans la cité, comme dans la plus grande partie de la chrétienté, passèrent aux Hospitaliers, qui, jusqu’alors, y étaient plus modestement pourvus.
BIBLIOGRAPHIE
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