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68 - Le manuscrit de Leyde
fr - Langues Histoire Attention : pas de lieux
Herve AR BIHAN
Hervé Le Bihan est professeur à l’Université de Rennes II, il dirige le Département de breton et celtique, UFR Langues.
Attention : pas d'illustration principale
Récemment, un travail pluridisciplinaire a montré que le manuscrit de Leyde (Leiden, University Library, Cod. Voss. lat. F 96 A) n’est sans doute pas d’origine bretonne, mais d’origine cornique.
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De plus, il ne daterait pas de la fin du VIIIe siècle, comme on le pensait jusque-là, mais plutôt de la première moitié du Xe siècle (Falileyev & alii, 2005, contribution de H. McKee, 88sq). Les arguments portent sur des faits tant culturels que linguistiques. Linguistiquement les interprétations sont pourtant plus proches du breton, ce qui montre assez que le cornique et le breton, et aussi le gallois, font partie d’une seule et même langue brittonique, et ce, jusqu’à une date assez avancée. Voici quelques extraits tirés du f° 2a de ce manuscrit

146 - cæs scau. cæs spern. cæs guærn cf. br. mod. skav « sureau », spern « épines », gwern « aulne » & kas « chercher » (ici cæs représente *ces, cf. gallois ceisio) mot connu dans le breton du centre Bretagne (cf. Francis Favereau, Geriadur ar brezhoneg a-vremañ, Morlaix, 1992, pp. 383b-384a & Geriadur brezhoneg an Here, 2001, p. 691b). - Manuscrit de Leyde

147 - cæs colænn. Cf. breton moderne kelenn « houx ». cæs aball cf. br. mod. aval « pomme ». - Manuscrit de Leyde