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4885 - [BR]Les conséquences de la guerre

br - Istor 

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Hervé LE GOFF
LE GOFF Hervé, né en 1946, professeur certifié de lettres au Lycée Notre-Dame, Guingamp (1972-2007). Chargé de cours à l’Université catholique de l’Ouest (1993-2002). Auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire de la Bretagne, en particulier sur la période de la Renaissance et de la Ligue.

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[BR] Les conséquences de cette guerre sont difficiles à appréhender globalement par manque d’études particulières et d’informations suffisantes. Elles varient selon les régions. Le Léon a moins souffert que l’évêché de Saint-Brieuc. Bien que souvent surévaluées, les pertes humaines furent grandes si l’on totalise celles des batailles (celle de Craon fit 1 300 morts), des sièges et des escarmouches. Et tout autant les victimes de seigneurs-brigands et de soudards débandés. Mais il serait hasardeux d’extrapoler à l’ensemble de la Bretagne les misères et cruautés subies par la Cornouaille. Si la perte démographique est plus marquée en Basse qu’en Haute-Bretagne, telle baisse de population enregistrée localement est parfois compensée ailleurs par une augmentation, ce qui rend l’analyse difficile. L’excès général de la mortalité est souvent moins le fait des combats que de leurs effets indirects : destruction des récoltes entraînant la famine, déplacements de troupes vecteurs d’épidémies, arrêt de certaines formes d’assistance. Cette guerre fut désastreuse aussi pour les biens particuliers et collectifs : faubourgs et églises ravagés, terres abandonnées retournées à la friche, moulins, châteaux et manoirs détruits. Sur ce point, la campagne souffrit plus que la ville. Les pouvoirs urbains en sortirent même renforcés. Le rançonnement et les saisies, véritable économie de guerre, en redistribuant les richesses ont aussi dessiné une nouvelle carte sociale qui reste à préciser. Le commerce fut perturbé surtout durant les quatre premières années du conflit. Mais les flux d’échange retrouveront et dépasseront rapidement leur niveau d’avant la crise, attestant que la dynamique du développement de la Bretagne n’avait été que momentanément ralentie.


9048 - [BR] Eglise ste Thumette à Kérity. Les soudards de La Fontenelle pillent Penmarc’h en mai 1596 et stationnent une année entière à Kérity avant d’être délogés par le gouverneur de Brest. - Office de Tourisme de Penmarc'h



BIBLIOGRAPHIE

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